5 entreprises françaises de la e-santé à la conquête des États-Unis

Françaises, innovantes, certaines entreprises doivent mettre un pied sur le marché américain pour grandir. <-> Portraits de ces nouveaux arrivants.

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Ils ne sont pas complètement expatriés outre-Atlantique. Mais ils ont en commun de vouloir réussir leur implantation sur le marché américain en 2015. Pour cette étape de leur développement, ces créateurs d’entreprise se sont adressés à notre partenaire FrenchTechHub.

1. Let the fiber shine in

Avec Neomedlight, la lumière ne vient pas d’une lampe normale. Elle provient d’un tissu fait de fibres optiques tissées. La société a été créée en Mars 2014 par Pierre Saint-Girons et Cédric Brochier avec pour mission de changer la façon dont la photothérapie est livrée. Le tissu est une technologie permettant une lumière homogène sur une grande surface adaptable à des anatomies spécifiques (tels que les nouveau-nés).

pierresaintgironsNous voulons commencer à construire un réseau commercial aux États-Unis pour atteindre les hôpitaux ciblés dans le secteur de la pédiatrie et de la néonatologie. Dans le même temps, NeoMedLight se rapprochera des institutions universitaires et des centres de recherche. Nous avons aussi, avec la photothérapie, la possibilité de travailler avec des centres d’excellence à Boston (MGH), Stanford et de nombreuses autres villes. Toutefois, le cœur de l’entreprise reste centré en France et le savoir-faire associé sera très difficile à reproduire ailleurs. Le tissage de fibres optiques d’une façon optimisée n’est pas quelque chose qui peut être déplacé facilement.  Néanmoins, nous allons regarder à l’extérieur du pays et être constamment ouvert aux mouvements internationaux. Nous voulons réaliser cette ambition grâce à un changement de paradigme que nous allons apporter à la photothérapie. »Pierre Saint-Girons, CEO.

 

2. « Améliorer le quotidien des futures mamans ».

Systemis a été créé en 2009 par Cyril Magliano. A l’origine, ce sont deux sociétés, Scimsi et Alixen qui ont été achetées respectivement en 2010 et 2012 pour former le Groupe Systemis. La société déjà présente à Paris, Londres, Luxembourg, propose des e-services dans l’e-commerce et des solutions innovantes pour les entreprises et les scientifiques, notamment dans la cybersécurité. Mais leur produit phare du moment est un application opensource d’obstétrique en ligne appelée « Mybabysize » en partenariat avec des scientifiques et des spécialistes de l’économie. Cette application est d’abord lancée aux États-Unis. Comme son nom l’indique, elle permet de connaître à l’avance la taille du nouveau-né à la naissance.

jeanmariecorriereC’est une nouvelle approche de l’e-santé pour les futures mamans. Elle permet de réduire les risques pour la mère et le bébé. Les gens aux États-Unis sont passionnés par les nouvelles façons d’aborder la e-santé, en particulier à travers le web. Il est très important pour nous d’être challengés par les communautés outre-Atlantique. » explique Jean-Marie Corriere, COO de Systemis. L’objectif est d’ailleurs de « construire des communautés à travers le réseau social et de développer de nouvelles façons de créer des solutions e-santé», annonce la société qui affiche une croissance de 20% par an et prévoit un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros en 2015.

L’installation de Systemis aux Etats-Unis est prévue pour 2015.

 

3. Le fitness connecté

ESPHI est spécialisée dans la conception et la commercialisation de solutions de coaching sport-santé pour les membres de salle de fitness. La société développe des applications (web et mobiles) à des objets connectés spécifiques fitness. Leurs algorithmes permettent de suivre et de coacher les utilisateurs dans toutes les activités du centre de fitness (bilan santé, plateau cardio/musculation, cours collectifs et cours vidéos). La société a été créée en 2008 par 2 docteurs en science du sport dans les locaux de l’université du Sud Toulon – Var sections STAPS. Aujourd’hui l’équipe se compose de 3 salariés. Le département Recherche et Développement sera exclusivement basé en France. La société a prévu de générer un chiffre d’affaires de 1,2 millions d’euros en 2017.

patricebendahanIl est important que notre société soit présente aux USA et tout particulièrement dans la Sillicon Valley car l’ensemble des acteurs du secteur du Fitness/Wellness y est implanté », explique Patrice Bendahan. « Nous allons essayer de passer des partenariats avec les leaders mondiaux dans le domaine des objets connectés : Samsung, Apple, Fitbit, Mysfit, Jawbone et avec Netpulse, le leader mondial de fournisseur d’applications dans le monde du Fitness. »

 

4. Des cerveaux pour penser, et pour vendre

Mensia Technologies a été créé en 2012 par Jean-Yves Quentel et Yann Renard. La société est basée à Rennes où se trouve la majeure partie de l’équipe et une autre partie à l’Institut de Cerveau et de la Moëlle épinière de La Pitité Salpetrière à Paris.

jeanyvesquentelNotre activité principale est le développement de logiciels pour l’analyse en temps réel de l’activité du cerveau humain, sur la base de l’électro-encéphalographie, une méthode sûre et non invasive de mesure de l’activation du cortex. Nos principaux produits sont des applications pour la formation des zones spécifiques du cerveau, en particulier pour aider les personnes avec des conditions telles que les troubles de déficit de concentration ou des troubles liés au stress. Nous travaillons en partenariat avec des entreprises de l’électronique sur la co-conception des systèmes, y compris la surveillance du cerveau et des entraînements à l’aide de solutions connectées », explique Jean-Yves Quentel, CEO de Mensia Technologies.

Notre technologie est disponible par le cloud. Nous sommes de plus en plus dépendants de l’état de santé, ce qui signifie que nous créons des solutions spécifiques adaptées aux maladies et pas seulement des solutions toutes faites d’entraînement cérébral. L’emplacement prévu de notre filiale américaine se trouve sur la côte ouest -après une réflexion assez longue. Nous avons des références sur les deux côtes, mais il est de plus en plus clair que le corridor San Francisco à San Diego est le centre de notre univers et donc le lieu où nous devons être.

Pour Mensia Tech, la France souffre de l’absence d’industrie EEG (electroencephalography).

« Le dernier fabricant a été racheté il y dix ans par une société américaine ». Nos laboratoires de recherche ont de l’argent pour payer des chercheurs, mais pas pour acheter des logiciels de technologie, donc les ventes sont en France presque nulles.
En France, nous sommes tellement obsédés par la création d’emplois (même les emplois dans les secteurs où il n’y a pas de chômage) que nous oublions que les entreprises peuvent vivre de subventions et de bourses. Encourager la naissance de leaders technologiques doit passer par l’aide de certains acteurs avec l’argent public. Cet argent doit servir à acheter la technologie du meilleur fabricant, au lieu d’employer simplement des chercheurs pour créer une technologie qui ne débouchera jamais sur un produit commercialisable. La France est devenue un vrai paradis fiscal pour la R&D. Les ingénieurs et les doctorants y sont ultra qualifiés et travailleurs. Leur salaire est principalement pris en charge par des bourses où des subventions. Il serait donc illogique pour nous de délocaliser ces emplois. A l’inverse, les fonctions commerciales de l’entreprises sont plus difficiles à combler en France et les coûts sociaux après impôts bien plus élevés.

 

5. Le fournisseur de l’armée américaine

Visiomed a été créé à partir d’un constat fait au début des années 2000. Eric Sebban, l’actuel CEO qui travaille à l’époque dans la micro-électronique, identifie un manque sur le marché des soins de santé. Il pense à un thermomètre facile à utiliser, rapide, précis et non invasif. En 2007, après plusieurs années de recherche et développement le « ThermoFlash » voit le jour.

ericsebban« Quoi de plus naturel lorsque vous êtes un spécialiste de la technologie de pointe des soins de santé que de transformer les dispositifs médicaux en dispositifs Bluetooth connecté?Visiomed développe et distribue des dispositifs médicaux et des produits de soins de santé pour usage domestique et personnel avec un haut niveau de précision. Ces produits sont toujours à la pointe de l’innovation, intégrant à la fois les nouvelles technologies et un design très tendance. »

En 2014, l’entreprise lance une nouvelle marque et le concept, BewellConnect. Elle a annoncé fin janvier 2015 avoir levé 5,3 millions d’euros sur le marché Alternext.

Nous développons en particulier une seule application connectée à plus de 10 dispositifs, un véritable assistant de santé à l’intérieur de l’application « avec les services de freemium et premium. Sur ces deux interfaces, vos données sont protégées dans « un nuage de santé » sécurisé qui n’est pas revendu à un tiers. Notre Thermoflash est maintenant utilisé à l’hôpital, chez les professionnels de la santé, chez les patients et dans les aéroport, notamment contre le virus d’Ebola. Nous sommes honorés d’avoir comme clients réguliers toutes les principales ONG: la Croix-Rouge, MSF, mais aussi l’Organisation mondiale de la Santé et des Armées, parmi lesquels l’armée américaine. »

La France créé beaucoup de sociétés dans le secteur de la biotechnologie. Le marché est déjà compétitif. Mais nous avons à la fois besoin de patients et de l’adoubement de notre système public de santé. C’est avec ces deux facteurs que nous pourrons avoir une croissance réelle en France.

 

Crédit : Tax credits, Health.

L'ACTU

Le marché de l’e-santé est estimé à 2,4 milliards d’euros selon une étude Xerfi Precepta et devrait progresser de 4 à 7% par an d’ici à 2017. (Frenchweb.fr)

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13 commentaires

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    • Je connais pas la tarte de mamie, mais je goûterais bien celle avec lapurée d’amandes, moi! Ah, les petits doigts qui enlèvent patiemment la petite touche finale qu’on aimait bien! 🙂

    • Non comparto con Santi esa opinión porque as formigas fan eso para sobrevivir e é algo instintivo.A seleción artificial é unha técnica mediante a cal o ser humano altera os xens de seres vivos.E a outra é a seleción natural que é un proceso sin que interveña o home , é decir , evolutivo.

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