Mairie de Paris, Algérie, Renaudot…: un autre regard

COMPRENDRE - Quels sont les sujets dont on aurait pu parler en France dans les médias ou qui font sourire à l'étranger ? Revue de presse décalée par un auteur belge qui note ces actualités ou omissions, non sans une note d'humour.

Globaliz met un coup de projecteur sur les sujets dont on parle peu en France ou sur lesquels il y a matière à débattre sur les plans politique ou économique. Revue de presse (semaine du 22 au 28 septembre) réalisée par William Lochner, ancien journaliste et auteur belge installé en France. 

 

Coup buzz sur le lac Léman

Qui connaît ce député Français Joachim Son-Forget ? Représentant les Français de Suisse et du Liechtenstein et député de LRM, il défend les propos homophobes du roi des forains, Marcel Campion qui a qualifié les homosexuels de “pervers” fin septembre. En réalité, c’est un coup de boule contre la maire de Paris Anne Hidalgo. La bataille pour la Mairie est engagée et tous les coups sont permis. Et bien évidemment, la litanie à deux balles sur la liberté d’expression revient. Vieille rengaine réac’ de la philosophie de comptoir.

Lire l’article du quotidien suisse Le Temps

En chiffre : Le nombre de Français vivant en Suisse s’élève à 179 808 personnes, selon le ministère des Affaires étrangères.

 

Macron et la solitude Européenne

C’est dans l’Orient le Jour, qu’on peut lire une analyse des difficultés que rencontre le président de la République face à une Europe de plus en plus désunie. La montée des populismes, des nationalismes et des idées identitaires, (avec des pays comme l’Italie, l’Autriche ou la Hongrie en tête de pont), ne favorisent pas une refonte réfléchie de l’Europe. « Le contexte est difficile », a reconnu Emmanuel Macron lors du sommet de Salzbourg du 20 septembre. Une analyse fine et pointue à lire.

 

Du mou dans la gâchette pour le prix Renaudot

Ah ben ! En voilà un truc ! C’est l’histoire d’un écrivain franco-israélien, Marco Koskas, qui vient de publier à compte d’auteur chez Amazon, son dernier roman intitulé : Bande de Français. Rien de bien rare en somme, si ce n’est qu’il a été retenu dans la première sélection du prix Renaudot et soutenu par Patrick Besson, le journaliste français qui collabore au Point. L’association des Libraires est montée au créneaux arguant qu’on ne pouvait décemment pas admettre ce livre distribuer par une multi-nationale américaine qui veut leur peau ! Au final, ils auront obtenu gain de cause au pays des irréductibles gaulois puisque le livre a été retiré de la sélection officielle du prix.

A lire dans quotidien israélien en ligne Alliance

Algérie, l’art de la boxe française…

Ca commence par un bouquin, celui l’ex-ambassadeur de France en Algérie (2006-2008), Bernard Bajolet, qui avait révélé dans les colonnes du quotidien Le Figaro que le président algérien “est maintenu en vie artificiellement”. Bernard Bajolet vient de jeter un autre pavé dans la mare dans son dernier livre Le soleil ne se lève plus à l’Est : mémoires d’un ambassadeur peu diplomate (Éditions Plon), dénonçant un système de corruption allant jusqu’aux membres de la famille du président Abdelaziz Bouteflika. C’est donc l’ambassadeur actuel, Xavier Driencourt qui tente d’apaiser les dissensions naissantes. Elles sont d’autant plus visibles, que la sécurité de la résidence de l’ambassadeur d’Algérie en France a été enlevée. En retour la protection de l’ambassade de France et d’autres établissements institutionnels ont disparus du côté algérien. Sans compté sur le durcissement de l’ambassade de France pour l’accord des visas aux algériens.

On fait le point de ce qui ne va pas entre l’Algérie et la France avec le quotidien Algérie-Liberté.

 

(…et l’ambassadeur et la dentellière)

C’est croustillant de voir comment l’ambassadeur de France en Algérie explique comment il n’est pas d’accord avec Bernard Bajolet. Une métaphore de la dentellière qui en dit long sur la spécificité du métier de diplomate.

 

Guyane : pas forcément sur le pas de tir

«Force est de constater que l’activité spatiale n’a pas eu les effets d’entraînement escomptés sur la collectivité d’outre-mer», commente pour l’AFP le député guyanais Gabriel Serville (GDR), qui juge «anormal» que les activités du Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou «ne soient pas mieux insérées dans leur écosystème direct.»

Après le lancement de son 100eme tir, Ariane Espace est toujours considérée par les Gyuanais comme une entreprise encore trop absente dans l’économie locale, notamment dans le développement des technologies numériques du territoire.

La tribune de Genève consacre un grand reportage sur les retombées économique de l’industrie spatiale en Guyane.

Le centre spatial de Kourou, c’est 1 700 emplois directs et plus de 7000 emplois indirects. C’est le premier employeur privé en Guyane (25% des emplois privés, 17% du produit intérieur brut de la Guyane, estimé à un peu plus de 4 milliards d’euros). Le taux de chômage du territoire s’établit à 22%.

 

par William Lochner.

 

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Photo by Fabrizio Verrecchia on Unsplash

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