Boarding: Studapart convole avec Student.com pour s’étendre

PODCAST - Avec plus de 100 000 logements étudiants référencés, la plateforme française Studapart veut passer à la vitesse supérieure. Pour cela, elle est allée chercher un Britannique. Entretien avec Amaury Roland, cofondateur.

« Boarding avec…» interroge les entrepreneurs et les chefs d’entreprises qui partent à la conquête d’un marché à l’international. En 26 minutes, l’objectif est de comprendre la stratégie de l’entreprise et celle de l’homme, avec des questions décalées qui viennent alterner l’interview business. 

 

« On parle très peu dans les médias de la schizophrénie de l’entrepreneur; celle où, en interne, vous savez que tout va mal, mais à l’extérieur, il faut faire croire que tout va bien », raconte Amaury Roland, cofondateur-directeur de Studapart.

 

Lancé en 2014, Studapart est un spécialiste français de la location de logements pour les étudiants. Présent dans 40 villes et à la tête d’une communauté de 300 000 membres dans l’Hexagone, la société parisienne veut répondre à la demande des étudiants français et internationaux qui parcourent le monde. Tandis que sa plateforme référence déjà 100 000 chambres, la start-up a signé un partenariat en octobre 2018 avec son concurrent Britannique Student.com, un poids lourd du secteur avec 1 million d’offres dans le monde. Les deux start-up annoncent, pour l’instant, mutualiser leurs offres de logements et leur réseau. L’objectif est de rester dans la course face à une concurrence qui s’accroît. Le groupe Vinci vient même de faire une entrée remarquée sur le marché avec une nouvelle résidence étudiante à Bordeaux fin 2018. La tendance au coliving et au partage de logement temporaire est aussi en plein essor.

  • Où vivriez-vous en dehors de la France ?
  • Quelles sont les erreurs commises ou les mauvais souvenirs dont vous aimeriez vous délester ?
  • A l’embarquement, on vous surclasse car on vous confond avec quelqu’un d’autre… qui est votre modèle ?

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En 2018, Studapart a réalisé 2 millions d’euros de chiffre d’affaires notamment grâce à un modèle de commercialisation de la plateforme en marque blanche et en B2B.

Si Studapart peut aussi compter sur la niche étudiante, il doit toutefois faire face à d’autres spécialistes de la location de logements de courte durée, tels SpotAHome, MorningCroissant, ImmoJeune également pour les étudiants, ou encore les grandes centrales telle SeLoger.com et Airbnb. Mais pour Amaury Roland, «tous sont allés sur quinze pays tout de suite. Il ne faut pas chercher le volume trop vite : la clé c’est de comprendre le loueur. Connaître par exemple la motivation d’un propriétaire espagnol ou la spécificité du marché français avec les APL. En Grande-Bretagne, on ne peut louer que 48 semaines en payant le bail avant », explique le DG.

La société a réalisé sa première levée de fonds de 700 000 euros en janvier 2016 auprès du fonds Isai notamment et de Bpifrance. Fin 2018, elle rebouche un tour de table de 1,5 million euros. L’entreprise, qui compte 40 salariés, se dit confiante grâce à « des taux d’intérêt qui vont détendre le marché».

 

*Renaud « Étudiants, poil aux dents» (1981). #BoardingAvec

Photo by Dmitry Ratushny on Unsplash

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